Artiste :
Nitwits Titre :
Le Marécage De La Mélancolie
Style :
Metal - Hardcore / Torchèracérumen Au même titre que Watine, il n'y pas si longtemps, les Nitwits sont de ces groupes qu'on aime suivre à la trace. A la différence près que ce coup-ci c'est plutôt grâce au son dingue d'une basse pétaradante qu'on a retrouvé leur route. Le Marécage de la Mélancolie , leur nouvelle sortie est tout ce qui a de plus ravageuse : bruit et fureur déclinés en douze titres dont la production chiadée - ça nous change un peu là - , pousse le bouchon encore plus loin dans la boucherie sonore.
Rageurs et toujours aussi bouillants, les Nitwits sont certainement parmi les plus beaux défenseurs d'une forme malheureusement trop marginale d'exercice musical, une pratique extrême qu'on se plait à appeler le "Tabula Rasa" ou la technique de la torchère à cérumen, un geste sanitaire de premier ordre donc, et la possibilité offerte à nombre de représentants en appareils auditifs et autres prothèses de sortir de la crise.
Si vous ajoutez à la note que les quarante deux minutes montre en main de ce dernier opus, véritable carnage sonique s'il en est, sont dignes des plus beaux fracassages neuronaux depuis l'intronisation de la fée Electricité au cœur en fission terminale du cirque rock'n'roll (il suffit de se ramasser l'enchaînement Sgt Rosco / Wild Cat en travers de la gueule pour s'en convaincre), et vous conviendrez qu'il faudrait être un brin niais - ou déjà sourdingue, ce qui nous pend au nez à continuer d'écouter des trucs pareils hé hé ! - pour ne pas apprécier toute l'"ouverture" d'esprit dont ces jeunes gens modernes sont capables. Je vous le dis ça promet !
Artiste :
Nitwits Titre :
Le Marécage De La Mélancolie
Style :
Pop - Rock Au moins trois ans déjà que le tonitruant Death to Lo-fi des Nitwits nous décrasse régulièrement les cages à miel - quand le groupe ne nous scotche pas au mur du fond de la Machine à Coudre ou d'ailleurs ! Parce que certes ils sont doués sur scène, mais on l'entend aussi sur disque ! De toutes façons si les Nitwits ne faisaient pas de la musique, ils tueraient probablement des gens - on a donc pas perdu au change, même si en live, on a quand même toujours vaguement l'impression qu'ils essayent de nous exploser la gueule !
Parce qu'ils s'y amusent comme des fous alors que leur musique est juste... monstrueuse : hurlements continus, le plus souvent aïgus et avec une chambre d'écho pas possible, basse psychopathe, duende metalloïde dans la guitare et fracassage de batterie (surtout sur le terrifiant Sgt Rosco). Ils n'aiment pas les étiquettes, alors on ne dira pas qu'ils font une sorte de hum, noisy death punk, ni qu'on pense à des Pixies très en pétard au début de Keratectomie (et aux Melvins à la fin), au meilleur des Breeders sur Funny Face, ou au Nirvana du début en écoutant leur Cassandre !, où même à rien (à part peut-être aux Nitwits) en écoutant Latin Lover ou Wild Cat, vraies réussites qui ne doivent rien à personne. Un chroniqueur que je connais, sans doute en entendant Jolies Petites Merveilles, les a même comparés une fois à "Jean-Louis Aubert jammant avec Slayer pendant qu'on lui passe les testicules au moulin à viande", c'est dire. On entend assez mal par contre, de quoi parlent les chansons, même quand c'est en français... Mais peu importe.
D'ailleurs il n'est pas exclu que ce soit un tas de conneries, connaissant leur esprit potache : celui qu'on retrouve dans une pochette à l'esthétique BD (avec la mystérieuse caisse vivante qui les accompagne on stage) et un titre ostensiblement too-much. Ne vous y trompez pas, le disque est parfaitement produit quand il le veut, et déboîte largement autant que le précédent. 12 titres dégaînant la trique au détour d'une caresse (Beginator), ou partant en mélodie pour finir en camisole, et certains qui entraîneront à ne pas manquer des pogos de dingues (Double Face ou Sgt Rosco) : 42 minutes de bonheur !
Bref les Nitwits ont un niveau technique et artistique sensiblement en haut du panier d'une scène pourtant très dynamique, leurs copines sont des pétroleuses rock'n'roll pimpantes : ce sont donc des rock stars potentielles qui s'ignorent. Dites-le donc à vos amis, et offrez le disque à votre soeur ado en péril musical (mais pas à votre mère, à moins qu'elle vous ait chaperonné au dernier Hell Fest)...
(2008) Signature : Philippe Envoyer un message à Philippe Page Web Conseillée : www.myspace.com/nitwits13
Artiste :
Nitwits Titre :
Wild Cat
Style :
Pop - Rock Après le très bon concert de l’autre soir à la Machine à Coudre je me devais d’écouter le nouveau single des Nitwits : Latin Lover ! Je le fais avec d’autant plus de plaisir que ce titre est accompagné de trois autres morceaux « bonux ». Latin Lover commence par un son volontairement 80s à la Cure mais attention uniquement la guitare casserolesque, avant de repartir à la Nitwits, c'est-à-dire à 100 à l’heure, pour un morceau qui au final swinge comme du Sabo mais avec la rage d’un Sloy. Wild cat qui suit commence en douceur avec Rudy et Juan Lucas qui se titillent avec leurs guitares jusqu'à l’inevitable explosion. Sur le à peine plus calme The Flood on pensera éventuellement aux Pixies. Pour finir deux titres enchainés en live Sergent Rosco (ou en pensera à leurs collègues tout aussi énervés de Ed Mudshi et 1’33’’. Une fois de plus on est impressionné par l’adresse de nos 4 garnements préférés. Et même si ils clament haut et fort « aller nulle part » ou « droit dans le mur » on a bien envie de continuer à faire un bout de route avec eux … d’autant qu’ils ne sont pas foncièrement méchants si l’on en juge par la dernière dédicace du disque : « coucou maman ! »
Style :
Pop - Rock Nitwits a enfin sorti un album, tiré à 500 exemplaires, et ceci pour le bonheur de tous ceux qui les ont déjà vus en concert. Ce groupe inclassable mélange tous les styles, naviguant du punk/hardcore sur 1:33 et Z, jusqu'aux ambiances éthérées, limite post-rock de Slave, cf son chant aérien, et Sirènes. Et puis comment résister aux merveilles post-punk que sont Wake Up (le single, à mon avis, de l’album), ou Ollanda, qui semble tout droit sortir du premier LP des Cure. Les guitares sont incisives, le chant varie beaucoup, entre excitation et sérénité, selon le beat de la chanson (cf Aidez-Moi qui semble chanté par un junkie sans sa dose). Mention spéciale à la chanson Encatadora Flora, présente sur toutes les démos et à tous les concerts depuis leur début, qui étale tous les talents d’écritures de cette formation qui sonne très 80’s, mais oubliez les synthés de cette décennie, pensez plutôt au hardcore US, au post punk UK, et à un croisement entre le grunge et la noisy de Sonic Youth comme par exemple sur Living In Eden. A noter que la pochette a été réalisé entièrement à la main par Vince Venckmann, le batteur du groupe, avec un texte qui pourrait très bien être sorti de la plume de Hubert Selby Jr. Ah oui, au fait, Nitwits est encore plus impressionnant en live, vous souvenez-vous de leur prestation à la Machine à Coudre au mois de novembre 2003 lors d’un concert mémorable ?