Style :
Pop - Rock Encore dix petits chefs d’oeuvre propices au décollage vers le pays de la pop stellaire pour Blonde Redhead... Dans la même veine que son précédent disque, Misery is a butterfly, le trio New Yorkais revient avec un album truffé de comptines féeriques composées de mains de maître, superbement arrangées et magnifiquement interprétées… Avec 23, Simone Pace, Amedeo Pace et Kazu Makino atteignent une sorte de plénitude artistique, qui se ressent pleinement dans la qualité générale du disque, positivement excellente… Blonde Redhead réussit à cristalliser dans son univers les influences de nombreux autres artistes, pour en faire quelque chose de personnel et intéressant. Pèle mêle, l’auditeur retrouvera des bribes – magistralement intégrées aux compositions originales – des Beatles psychédéliques de Sergent Pepper, des guitares hallucinnées de My Bloody Valentine, des voix masculines sur le fil du rasoir et des paysages musicaux panoramiques des Mercury Rev/Flaming Lips, des claviers d’Angelo Badalamenti chez David Lynch et de la voix d’ange déchu de Julee Cruise, une des égéries du cinéaste… Admirablement soutenue par les frères Pace (au chant aérien, aux guitares planantes et à la batterie sèchement discrète), la troublante et mystérieuse Kazu Makino (voix délicate, basse, guitare) évolue en apesanteur, donnant des airs évanescents et oniriques à la space pop de Blonde Redhead. L’écoute en boucle de cet album addictif et ennivrant s’impose d’elle même…
A lire également, la chronique du concert de Blonde Redhead à la Coopérative de Mai, en juin 2005.
Artiste :
Blonde Redhead Titre :
MISERY IS A BUTTERFLY
Style :
Rock Si Blonde Redhead semble avoir remisé la dissonance bruitiste au grenier, ses nouvelles aventures sonores - de facture pop - sont passionnantes et inventives. Amedeo Pace, Kazu Makino et Simone Pace viennent en effet de publier un disque de pop aventureuse gorgée de mélodies tordues, de chants élégiaques et d’instrumentations admirablement riches. Misery is butterfly est un recueil énigmatique renfermant des trésors envoûtants élaborés en studio avec le producteur Guy Picciotto (échappé des excellents Fugazi). Les voix très particulières de Kazu et Amedeo manquent de donner la chair de poule dès qu’elles interviennent, les cordes sont utilisées avec talent et renforcent le tourbillon émotionnel créé par des claviers aux sonorités capiteuses ; de gré ou de force, on se laisse happer par les morceaux fignolés par des orfèvres aux doigts de fée et aux cordes vocales d’elfe.