Style :
Rock Deuxième EP pour ce trio marseillais, qui en concert se revendique comme le dernier groupe de musique soviet* encore en activité. Emballé une nouvelle fois dans une magnifique pochette Dernier Cri, 5 titres d’un rock « viscéral » servi par la belle voix et la guitare de Cédric, la basse ronde de Eric, la batterie acérée de Manu. Sur scène ils invitent régulièrement des amis a la guitare, au clavier ou a la flûte … ici ce sera la double basse de Véronique et l’oud de Haykal qui viendront apporter un petit plus a Laundormat et Sore eyes respectivement. Dans un anglais impeccable qui évoque à la fois Tom Waits et Nick Cave, et parfois même en russe, Electrolux n’a pas son pareil pour mettre en musique les petites choses de la vie en musique. Dans leur premier 4 titres Cédric nous parlais des nouvelles chaussures qu’il venait d’acheter, cette fois ce sera (entre autre) sa fascination pour les lavomatics … Avec un vrai son et une énergie qui balaye tout sur son passage et des morceaux bien identifiables (ce qui m’est pas toujours le cas dans ce créneau rock (blues) garage) Electrolux est en train de nous préparer une petite merveille (je parle du futur album en préparation). En l’attendant jetez vous sur ce deuxième EP (et sur le premier) a la fin de leurs concerts …
* petite precision utile du MPP : Electrolux se présente non pas comme un "groupe sovietique" mais comme un "groupe du soviet". C'est à dire non pas comme un groupe soutenant le stanilisme mais un groupe ouvrier, "soviet" en russe désignant les conseils ouvriers qui dès la Révolution furent rapidement pris en main, voire massacrés, par les militaires et les futurs bureaucrates de l'Union sovietique. La différence est de taille !
Style :
Rock Un soir en arrivant en retard a la Machine a Coudre j’ai tressailli en croyant entendre Sloy sur scène … il s’agissait des derniers accords d’un des premiers concerts de Electrolux qui ouvrait ce soir la pour Enema … depuis j’ai joué de malchance et les ai raté a chaque fois. Je me suis donc consolé avec leur premier EP. Superbement emballé dans une pochette Denier Cri faite main, se trouve en effet un concentré de rock n’ roll superbement sali de noisy rock, blues bien gras, voire de la country rockabilly. Un premier titre Ridin’ high qui des les premiers accords donne le ton : du bon rock garage en anglais sans accent avec un chant quelque part entre celui de Nick Cave et de Noir Désir. Un deuxième titre new shoes tout aussi rentre-dedans expédiés en moins de 3 minutes. Sur Come up in my room et son saxo qui bourdonne, le chant commence a se lâcher … et pour finir, un The flat d’anthologie avec la encore un saxo bien présent qui ne fait pour autant oublier les autres instruments. Bref 4 titres incisifs dont on attend la suite avec impatience … suite qui ne devrait d’ailleurs plus trop tarder …