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Pop - Rock / JazzBlues Vous aimez les chiens ? Vous aimerez le nouvel album jazz ‘n blues d’Iggy Pop inspiré par le livre La possibilité d’un île de Michel Houellebecq, où l’inoxydable auteur d’I wanna be your dog détaille son amour pour la gent canine, une tendresse coupable qu’il partage avec le misanthrope pervers notoire auteur des Particules élémentaires (et Michel Drucker, moins rock 'n roll, lui... ). La connexion peut paraître surprenante au départ mais Houellebecq est grand fan des Stooges et Iggy aime lire des œuvres littéraires un peu provocatrices… Donc tout cela n’est pas si improbable ! Les deux hommes partagent également une réputation de collectionneurs infatigables de groupies, Iggy se faisant un plaisir d’honorer ses fans (au fort tour de poitrine… ) après ses concerts sauvages quand Michel organise, lui, des castings pour son propre film porno après ses concerts avec AS Dragon, quand il ne reçoit pas (en groupe… ) dans sa chambre une fois ses lectures publiques terminées. Hum, hum… Mais nous nous égarons, revenons à ce disque intitulé Préliminaires, un thème trop souvent négligé par les hommes pressés. En bon amant et en gentleman, Iggy Pop sait bien que rouler des mécaniques et hurler, cela provoque le désir sexuel ; mais roucouler des chansons jazzy façon crooner, c’est carrément idéal pour faire vibrer la corde sensible féminine. C’est la deuxième solution qu’il a choisie d’explorer cette fois-ci, pour un résultat plutôt réussi malgré une ou deux facilités (Party Time, pas très inspiré). La reprise du classique Les feuilles mortes fonctionne parfaitement, donnant le ton d’un disque majoritairement calme et d’humeur jazz ‘n blues. Les très émouvants I want to go to the beach, Spanish coast, How insensitive et A machine for loving (avec guitare à la Ry Cooder) se chargent de convaincre de la pertinence de ce disque, encore une fois habité par le divin chant à la Frank Sinatra de Mr Osterberg. Le single King of the dogs fait, quant à lui, son petit effet, le rock Nice to be dead également, mais les deux titres avec rythmes lancinants à la Nightclubbing (Je sais que tu sais, He’s dead/she’s alive, avec des superbes arrangements façon blues du delta) sont clairement au dessus du lot. Si Préliminaires n’est pas à ranger dans la catégorie « chefs d’œuvres », cet album décontracté et sincère comporte néanmoins son lot de satisfactions : Iggy chante toujours comme un Dieu et il a l’art de composer des titres qui fonctionnent. On attend la suite de Préliminaires avec impatience, car vu la qualité de ceux-ci, les choses sérieuses promettent de faire aboyer comme un chien en chaleur…
A lire également, la chronique du dvd Live in Detroit et le compte rendu du formidable concert des Stooges au Zénith de Paris, en 2004.
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Rock Avec son précédent album, Beat ‘em up (sorti en 2001), Iggy Pop semblait avoir décidé de produire une sorte de Hard Rock banal, bien aidé par son groupe de scène, The Trolls. Deux ans plus tard, deux nouvelles faisaient espérer les inconditionnels de l’inventeur du Metallic KO : tout d’abord, la reformation des Stooges pour une série de concerts lucratifs dans les festivals mais surtout la participation des frères Ron et Scott Asheton sur le nouvel album Skull ring ! Tout cela était plutôt de bonne augure…
Las, sous la pression du business et à cause de son désir de vendre des disques pour assurer sa retraite, l’Iguane a fait de l’œil aux exécrables (mais très vendeurs) Sum 41 et a rappelé son groupe de baloche Hard FM, The Trolls, pour six titres insipides. Au risque de se brouiller avec le leader des Trolls, le guitariste Whitey Kirst, il aurait fallu oser un disque entier avec Ron Asheton à la basse et à la guitare, Scott Asheton à la batterie et Iggy Stooge au chant… On se retrouve donc avec seulement quatre titres enregistrés avec les Stooges : Little electric chair - excellent -, Skull ring - basique et pompé sur un riff archi connu-, Loser et Dead rock star, le même morceau avec des paroles différentes… Si le son est là et ravira les fans des Stooges, l’inspiration est donc aux abonnés absents… D’où l’« intérêt » de faire appel à Sum 41 pour un titre de Hard FM, à Green Day pour deux morceaux de punk light (dont un pompage quasi intégral de The Passenger) et - ouf ! - à Peaches pour une bonne reprise de Rock show et un Motor Inn honnête. Pourquoi n’avoir pas plutôt contacté les BellRays ou Zen Guerrilla pour composer et jouer des titres de maximum rock & soul voire les Datsuns pour quelques titres de rock high energy ? Sans doute sont-ils trop méconnus aux USA…
On se retrouve donc avec un album légèrement meilleur que Beat ‘em up (difficile de faire pire, il est vrai), une sorte de patchwork constitué de morceaux disparates et inégaux destinés aux radios commerciales. Quand on pense qu’Iggy n’a pas retenu la proposition de Jack White des White Stripes de produire un album entier des Stooges avec lui-même à la basse et à la composition de plusieurs morceaux… Quel gâchis ! Espérons que ce n’est que partie remise.
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Rock
Pas du tout d'accord avec la critique de Pierre Andrieu. C'est le meilleur disque de l'Iguane depuis American Caesar. Du hard rock ?! Du rock and roll pur jus, à 200 à l'heure. Pas de philosophie, de l'énergie. Courrez l'acheter.
Bon, hier j'étais au concert de Vienne. Des 10 ou 15 concerts d'Iggy que j'ai pu voir, ce fut le moins bon (exception faite pour celui trop déjanté/shooté de Neuilly sur Marne en 1980). A 55 ans, 55 minutes non stop, à fond la caisse, quel pacte a t-il signé avec le diable ? Mais avec un son trop fort, trop brouillon, les guitares qui couvrent Iggy, ce fut franchement moins bon que tous les concerts de 93 à 99 de la région. un rappel (de politesse) de 10 minutes encore plus rapide. Pas d'étranglement avec le cordon de micro, pas de surfing sur le public (surexcité par Dionysos), une gestuelle parfois mécanique, Iggy était-il dans un jour "sans" ? Hors sujet ? but it's only rock'n'roll !
Signature : Pierre Atmadjian
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Rock Il est toujours jubilatoire de découvrir un nouvel album d’Iggy Pop. Cela prouve qu’il n’a pas encore troqué ses Ree??k contre des pantoufles. Après un disque très calme, Avenue B, il a décidé de revenir à une musique plus violente. La pochette, d’une finesse rare, donne déjà un avant goût de ce qu’on va trouver à l’intérieur. Iggy a décidé de produire lui-même un album de Metal. Et croyez-moi, c’est pas du R & B ! La production est plutôt brute, on pourrait même dire qu’elle est inexistante. Tout à fond.
Iggy a composé les 15 titres avec son guitariste de scène. Il aurait fallu faire appel à Ron Asheton plutôt qu’à ce tâcheron de Whitey Kirst. C’est un honnête musicien de scène mais la composition n’est pas son fort, c’est un euphémisme. Les riffs ont été entendus mille fois, il n’y a presque pas de mélodies. Comme sur tout disque de hard-rock, il y a même des slows. Aïe !
Dans les textes, Iggy philosophe et là attention, ça fait mal : Death is certain, It’s all shit, you’re wearing a Mask, . Et voilà : j’ai mal au crâne à force de faire marcher mes neurones en essayant de comprendre les paroles de l’iguane. Beat ‘em up ne passera pas à la postérité comme le meilleur album deJames Osterberg. Toutefois, il pourra peut-être permettre à quelques jeunes fans de Metal de découvrir ses disques. Il y a autre chose que Limp Bizkit ou Korn, non ?
Il faut bien avouer que le disque provoque des trépignements contre l’avis du propriétaire du cerveau. Sur scène, il est probable que ces morceaux seront moins indigestes. Reviens martyriser nos oreilles à Clermont-Ferrand, s’il te plaît Iggy ! Je me languis de ta présence depuis ce 18 juillet 1998 où j’avais déchiré mon t-shirt de joie après ton concert. Hou là là, je m’emporte un petit peu moi…