Artiste :
Cabwaylingo Titre :
Sad Songs For Ordinary Happiness
Style :
Pop - Rock 4 ans après un premier album, Cabwaylingo, devenu duo depuis que Julien Cardaillac a rencontré Frédéric Benazeth en déménageant à Toulouse, sort son premier véritable album : 13 titres d'un folk rock écorché enregistré dans les conditions du live, terrain où il excelle; ceux qui l'ont vu/entendu faire dérailler sa voix en concert (par exemple en première partie de Jack the Ripper ou avec ses collègues de Katatak) savent de quoi je parle ! Si les limites d'un disque enregistré dans les conditions du live se font parfois sentir sur certains titres (le côté exalté pouvant alors paraître un peu égagéré) en revanche sur certains morceaux (comme Efficient) cela fonctionne à merveille ! En tout cas ce qui est sûr, c’est que sa musique sort de ses tripes et non d’un quelconque calcul pour coller à tel ou telle esthétique ou scène en vogue. Les rares fois où il chante en français (comme sur Fragile) on ne peut s'empêcher de penser à Christophe Belloeil autre artiste torturé. Sur les plus calmes on est pas très loin d’un Oh ! Tiger Mountain, en moins apprivoisé. Bref cette 8ème sortie du label Katatak (N-Twin, Sunday Sunday !!, …) avec ce gros son (de groupe) donne vraiment envie de le (re)découvrir accompagné sur scène (pour nous qui ne l’avons jamais vu qu’en solo).
Style :
Rock Le groupe américain The National, désormais signé sur le label bordelais Talitres Records, s’apprête à sortir son deuxième disque, Sad songs for dirty lovers… Le premier album de ces New-Yorkais d’adoption avait déjà retenu l’attention grâce à la qualité des compositions, des arrangements et du chant ; le deuxième effort du ténébreux quintette démontre les mêmes qualités. Le fidèle Nick Lloyd, désormais producteur, a parfaitement mis en valeur la musique du groupe en travaillant sur la sobriété.
The National revient donc avec douze chansons bien écrites et produites où on décèle des empreintes de pop, de folk, de rock et de country. A l’instar des titres 90-mile water wall et Thirsty, littéralement habités, il est vraiment difficile de se défaire de ce disque dont les mélodies et les ambiances trottent longtemps dans la tête… Cet effet est dû aussi en grande partie au chanteur Matt Berninger qui constitue la marque de fabrique du groupe avec sa voix grave, touchante et inquiétante.
Après une première partie de Low à Paris en décembre 2002, The National va revenir défendre son disque sur le sol français en juin et octobre, une occasion idéale de découvrir ces Sad songs for dirty lovers.