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 | Iggy & The Stooges - 14 juillet 2010 - Les Nuits de Fourvière, Lyon 
Qu'allais-je faire dans un traquenard pareil ? Comme tout le monde, j'allais voir Iggy Pop faire son numéro. Et c'est bien ce qui s'est produit, j'ai assisté à un numéro, celui d'une icône d'un autre temps, coincée dans un monde moderne, accompagnée d'un groupe de grabataires nostalgiques, The .../...
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Qu'allais-je faire dans un traquenard pareil ? Comme tout le monde, j'allais voir Iggy Pop faire son numéro. Et c'est bien ce qui s'est produit, j'ai assisté à un numéro, celui d'une icône d'un autre temps, coincée dans un monde moderne, accompagnée d'un groupe de grabataires nostalgiques, The Stooges.
D'un côté, à les regarder tous les cinq, on jurerait voir des momies fraichement animées par un apprenti sorcier. De l'autre, l'artillerie des gimmicks du grand capital capable de tout vous vendre, même la subversion. On rote des fuck, on échange des gestes obscènes avec Iggy Pop, on essaye de toucher la main tendue du messie trash, on sort le téléphone pour immortaliser l'instant et on porte fièrement des tshirts pour un concert à 40 euros ! (sociologiquement parlant, le vivier est infini) Vicious et Strummer s'en retournent dans leur tombe.
L'endroit est inadéquat, le public n'est pas à sa place et, comble du mauvais goût, le groupe lui-même n'a rien à foutre là. Tout est tellement entendu que les chansons qui sonnent déplacées sont celles de "Weirdness", pas besoin de connaitre le répertoire du groupe par coeur pour l'entendre.
Sur scène, les papys sont chaperonnés comme des enfants qui se bavent encore dans le cou et font défiler les chansons sans prendre le moindre risque. Le set s'appuie sur les titres phares et les musiciens jouent, immobiles, en s'appuyant sur la performance du chanteur. Tout se termine avec "No fun" (quelle surprise !) et le groupe disparait sans un regard, mais avec la caisse.
Plus je vois des gens faire du rock sur scène, plus je suis convaincu de la nécessité d'imposer l'algorithme 130 (1 seul album, âge maximum 30 ans et basta !)
Je vous épargne tout le mal que je pense de "Weirdness" et de "Beat em up", sa seule influence malheureuse, c'est mon jour de bonté... Non, je déconne, ce mot n'existe pas dans mon vocabulaire.
Photo : Pirlouiiiit au Pavillon de Grignan à Istres, le 12 juillet 2010 Réagir à cette critique |
|  | Arcade Fire + Herman Dune (Nuits de Fourvière 2007) - 18 juillet 2007 - Théâtre Romain de Fourvière, Lyon  AUX ANGES...
Le temps s’est arrêté l’espace d’une heure et demi pour le concert mémorable offert par Arcade Fire aux 4500 personnes réunies dans le magnifique théâtre romain de Fourvière… Dans un cadre enchanteur, chargé d’histoire et permettant une proximité incroyable avec les artistes, le .../...
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AUX ANGES...
Le temps s’est arrêté l’espace d’une heure et demi pour le concert mémorable offert par Arcade Fire aux 4500 personnes réunies dans le magnifique théâtre romain de Fourvière… Dans un cadre enchanteur, chargé d’histoire et permettant une proximité incroyable avec les artistes, le groupe de Montréal a littéralement transporté de joie son auditoire, littéralement aux anges.

Un combo dont la passion pour la musique et la joie de jouer sur scène sont quasi palpables...
Après une première partie bien assurée par Herman Dune, un invité de dernière minute qui a présenté sobrement au public ses jolies chansons folk pop malgré un son approximatif, c’est au tour de la tête d’affiche de faire son entrée sur scène. Quelques rapides réglages (il y a dix musiciens sur scène : deux cordes et deux cuivres, en plus d’un groupe de rock « traditionnel ») et Black Mirror commence à charmer les oreilles du public… C’est parti pour un voyage homérique au pays magique d’Arcade Fire, un combo dont la passion pour la musique et la joie de jouer sur scène sont quasi palpables. Régine Chassagne (accordéon, vielle à roue, batterie, claviers, chant) et Win Butler (guitare, basse, orgue, chant) sont entourés par un groupe (Richard Reed Parry, William Butler, Tim Kingsbury, Sarah Neufeld, Jeremy Gara, Owen Pallett, plus deux renforts pour la tournée) unique en son genre ; les instruments passant de mains en mains le plus naturellement du monde, pour un résultat toujours aussi impressionnant. Et si une bagarre éclate sur scène entre deux musiciens autour d’un casque et de cymbales, c’est uniquement pour le show ; car il faut vraiment être très proche pour jouer à la perfection ces morceaux accidentés, mélodiques, bruitistes et stellaires.

Les compositions du groupe, superbement alambiquées ou d’une simplicité magistrale, emportent tout sur leur passage, font passer par tous les états d’esprit et laissent presque exsangue.
Dans ces conditions de proximité artistique, et dans ces conditions seulement, caresser l’espoir d’arriver à une transe sonique n’est pas utopique. Les compositions du groupe, superbement alambiquées – Black wave/Bad vibrations et ses deux titres très différents en un seul, l’enchevêtrement de cordes de No cars Go, l’enchaînement de Neighbourhood #1 (Tunnels) et Neighbourhood #3 (Power Out), le féérique The well and the lightouse – ou d’une simplicité magistrale – Keep the car running, Ocean of noise, My body is a cageet Wake up –, emportent tout sur leur passage, font passer par tous les états d’esprit et laissent presque exsangue. C’est un tonnerre d’applaudissements sui salue la fin de chaque titre, le public se lançant même souvent dans de touchants chants a capella, prolongeant ainsi la magie des morceaux et témoignant d’une sincère reconnaissance envers les musiciens canadiens dotés semble-t-il de super pouvoirs…

Tout le monde repart en ayant la sensation d'avoir effectué un vol plané collectif au son des mélopées saisissantes extraites de Funeral et Neon Bible…
Visiblement ravie de se produire en France dans un lieu aussi propice à la communion avec son public, Arcade Fire a proposé un set différent de celui des Eurockéennes de Belfort, début juillet : plus long, avec plus de morceaux, avec moins de titres chantés par Régine (pas d’In the backseat ce soir) et agrémenté d’une divine surprise, une reprise enflammée de Poupée de cire poupée de son de Serge Gainsbourg. Comme les orgues s’envolant vers les cieux du quasi biblique Intervention et les martèlements hystériques sur un innocent tambour effectués par un des musiciens le suggéraient déjà, on a très envie de chanter des Alléluias païens en tapant comme un furieux sur un tambour à la fin du show. Après une prestation aussi géniale, tout le monde repart en ayant la sensation d'avoir effectué un vol plané collectif au son des mélopées saisissantes extraites de Funeral et Neon Bible…
Photo : Laurent Baillet (Belfort, 1er juillet 2007), pour www.tasteofindie.com
Sites internet : www.nuitsdefourviere.org, www.blognuitsdefourviere.fr, www.arcadefire.com, www.myspace.com/arcadefireofficial, http://arcadefire.net/, www.hermandune.com, www.myspace.com/davidivarhermandunesyaya. Réagir à cette critique |
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