Juillet 2010 - Nîmes (30) Cette édition se déroulera comme à son habitude dans le cadre exceptionnel des Arènes de Nîmes.
Dernière actu : Ouverture ce vendredi 29 janvier de la billetterie pour les concerts de Mark Knopfler (22/07) et -M- (24/07), qui se produiront cet été dans le cadre du Festival de Nîmes.
M - Matthieu Chedid Entre musique pop et chanson française groovante, ce virtuose cartoonesque de la guitare, caché dans un petit gars sympa et drôle, compose des musiques accessibles et travaillées, avec des paroles sensibles et sans mièvrerie, et des riffs démoniaques. Matthieu Chedid alias -M- revient présenter son nouvel album Myster Mystèrewww.mistermystere.com | Myspace
Leonard Cohen - 20 aout 2009 - Arènes de Nimes
Il y a un an, quand j’avais vu que Leonard Cohen sortait de son monastère pour venir faire une date unique dans le sud de la France au festival de "Jazz" de Nice j’avais fait l’aller – retour dans la soirée juste pour lui. Arrivé sur place mon pass photo était malheureusement valable pour tout le .../...
Il y a un an, quand j’avais vu que Leonard Cohen sortait de son monastère pour venir faire une date unique dans le sud de la France au festival de "Jazz" de Nice j’avais fait l’aller – retour dans la soirée juste pour lui. Arrivé sur place mon pass photo était malheureusement valable pour tout le monde sauf pour lui... je l’avais donc vu de très loin, par intermittences, sur la pointe des pieds, en contrebas, mais fort heureusement le son était bon. J’avais passé une très bonne soirée me laissant bercer par des morceaux que je connaissais tous (ce qui ne m’était pas arrivé depuis la reformation des Pixies je crois) !
Cette fois il était de retour aux arènes de Nimes en plein mois d’aout. Du coup j’ai eu un passe photo et comme il était seul, j’étais sur de ne pas avoir de mauvaise surprise a l’arrivée. Impossible de trouver un co-voitureur (a plus de 60 euros les places les moins chères, je n’avais pas beaucoup de potes motivés) j’ai donc fait la route en polluant seul.
D’ailleurs l’équation "trop chaud => pollution a l’ozone (=> -30km/h) + bouchon sur place + parking complet" a manqué de peu de me voir refusé l’accès au pied de la scène. Je l’aurais eu très mauvaise je pense, d’autant qu’on a qu’un seul morceau pour prendre des photos. Juste le temps de constater que les arènes sont en configuration assise et un peu moins remplies que ce que je pensais .... mais encore une fois, vu le prix ... et c’est parti, il fait son entrée accompagné de 9 personnes je crois me souvenir, immédiatement accueilli par le bouquet d’une fan.
3 choristes, un bassiste, un clavier, un batteur, deux guitaristes et un saxophoniste ... bref une sacrée équipe qui m’indique que ce n’est pas ce soir que les morceaux seront joués de façon dépouillée. En tout cas je suis content car je peux enfin le voir de près. Prendre des photos pour moi est devenu important a plus d’un titre ... d’une part c’est amusant et ça permet d’illustrer des chroniques de concert et de les rendre plus vivantes, d’autre part (et surtout sur les gros concerts) cela me permet de m’approcher suffisamment prés des artistes pour les voir et "sentir" ... chose que je n’arrive pas a faire de la même manière ne serait ce que quelques mètres plus loin. Alors certes ça ne dure en général que quelques morceaux (voire un seul comme ce soir) mais après une fois que je l’ai vu, que j’ai pu le voir se déplacer, respirer, grimacer ou sourire, éventuellement aperçu la lueur dans ses yeux après je peux me mettre loin et reconstituer la chose
C’est donc ce que je ferai ce soir en regagnant ma place assez haut dans les arènes à l’opposé de la scène. Je n’ai pas noté l’ordre des morceaux ni même lesquels il a joué ou pas mais la encore cela aura été un magnifique best of (et pas le même qu'à Nice). The Future, Bird On The Wire, Everybody Knows, Who By Fire, Suzanne, Sisters Of Mercy, The Partisan, Hallelujah, I'm Your Man, So Long, Marianne, … (set list en fin de chronique). Un régal
Par rapport à la dernière fois j’ai été moins irrité par les arrangements (que l’on doit au bassiste si j’ai bien compris) pourtant toujours un peu jazz pompeux. Cela dit, cela ne date pas d’hier ... il y a toujours eu beaucoup de chœurs and co dans les chansons de Cohen mais certains morceaux plus sobres a l’époque (une époque ou je n’étais même pas né !) étaient plus a mon gout.
J’aurais revé le voir jouer seul a la guitare certains titres comme Who by fire par exemple. Oui un petit morceau en "acoustique" aurait été bien agréable (j’espère qu’il ne l’a pas fait a la toute fin du concert – j’ai du partir un peu avant la fin car le lendemain boulot). Sinon que dire ? qu’il a la pèche, il circule beaucoup sur scène, se met a genoux assez souvent, se tourne beaucoup vers les 3 choristes dont celle qui a co écrit certains titres comme Everybody knows, qui aura d'ailleurs la chance de nous faire un de ces morceaux a elle Boogie Street.
Par rapport à l’année dernière j’ai même trouvé qu’il avait une voix encore plus puissante (j’avais trouvé a Nice qu’il était un peu limite sur certains passage de Hallelujah par exemple et qu’il avait tendance a se réfugier derrière ses choristes). Plein d’énergie il quittera la scène en courant et reviendra pour le rappel tout aussi vite ! Même s'il ne s’adressera pas énormément au public, lorsqu’il le fera ce sera dans un français impeccable !
Bien installé dans les arènes on pouvait d’ailleurs faire attention aux paroles de chansons qu’on a parfois découvert à un age ou on ne parlait pas anglais … Bref je ne regrette pas d’avoir fait le déplacement et conseille à tous ceux qui sont fans sur disque et se demandent s'ils ne seront pas déçus de ne pas hésiter !
Set list (recopiee a partir du forum de Leonard Cohen) :
premiere partie : Dance Me To The End Of Love, The Future, Ain't No Cure For Love, Bird On The Wire, Everybody Knows, In My Secret Life, Who By Fire, Lover Lover Lover, Waiting For The Miracle, Anthem
deuxieme partie : Tower Of Song, Suzanne, Sisters Of Mercy, Hey, That's No Way To Say Goodbye, The Partisan, Boogie Street, Hallelujah, I'm Your Man, Take This Waltz
rappel : So Long, Marianne, First We Take Manhattan, Famous Blue Raincoat, If It Be Your Will, Closing Time, I Tried to Leave You, Whither Thou Goest
Nine Inch Nails + Alec Empire (Nimes Festival) - 28 juillet 2009 - Les Arènes, Nîmes
Deuxième visite aux Arènes cet été, après la gifle des rois Metallica ! Passons sous silence ma profonde déception de n’avoir réussi à voir The Prodigy, dont les échos font état d’un concert digne de celui de Rammstein voici quelques années !
Arrivés à 18h (en compagnie des sieurs Philippe .../...
Deuxième visite aux Arènes cet été, après la gifle des rois Metallica ! Passons sous silence ma profonde déception de n’avoir réussi à voir The Prodigy, dont les échos font état d’un concert digne de celui de Rammstein voici quelques années !
Arrivés à 18h (en compagnie des sieurs Philippe et Pirlouiiiit, ainsi que ma blonde), on prend notre temps pour bouffer un morceau, récupérer les accred’ et tenter de revendre une place que j’avais en trop… Au bout de 20mn, voyant tous les crevards qui tentaient de me la reprendre à 10€, je décide de la garder, pour finalement la donner à un keupon étranger devant l’entrée… D.I.Y., and fuck the sellouts !
Constat amer, les Arènes sont à moitié vides lorsque le fougueux Alec Empire attaque son set ! Je suis quand même interloqué, sachant que Reznor et sa clique font habituellement Sold Out n’importe où… Constat d’autant plus troublant que les Arènes sont LE lieu où il faut voir ses groupes préférés !
Qu’importe, le sieur Alec ne s’en fait pas plus que ça, et ni le soleil encore bien présent ni la faible affluence ne vont altérer sa performance… Un vrai plaisir pour moi de voir enfin ce caïd de la scène alterno, lui qui braillait dans le combo démoniaque des Atari Teenage Riot voici un bon moment ! Mes années lycée remontent vitesse grand V, le gonze et son accolyte (une jolie asiat’ totalement impassible, cultivant l’attitude de la diva, planquée derrière ses Ray-Ban, son rouge à lèvre explosif et son chignon impeccable) vont piocher ça et là dans l’Electro-Dark, l’Indus, le Jungle, le tout agrémenté à merveille par sa voix tantôt plaintive, tantôt vociférée, et par un jeu de guitare à la fois simple et efficace (j’aurais juste aimé entendre davantage la gratte, elle m’a semblé trop effacée) !
Lorsque je ré-entends I’m addicted to you, morceau ayant martelé mes tympans il y a 7/8 ans de ça, je me surprends à danser et à chanter les paroles, avec une banane immense en travers de la figure ! Malheureusement je n’aurai pas droit à The Path of Destruction, qui je pense m’aurait fait péter les plombs…
Au niveau de la set list, un bon équilibre entre morceaux ambiants et titres plus incisifs, avec des beats que ne renieraient pas les aficionados de Rave Parties les plus Hardcore…
Le gars est accessible, ses éternels I CAN'T HEAR YOU ne mollissent pas, il vient se foutre debout sur la barrière de la fosse, soutenu par le public, il a vu d’entrée que ça ne serait pas un public acquis à sa cause, et s’est du coup mis en quatre pour convaincre qu’il avait bien sa place en première partie du monstre sacré NIN. Pour ma part, le contrat est tout à fait respecté, je suis dans des conditions optimales pour voir l’ami Trent.
Il fait presque nuit lorsque Nine Ninch Nails débarque, Trent, toujours aussi body-buildé (je le préférais drogué, au moins sa voix allait avec son physique d’avorton junkie !) est souriant, tee-shirt blanc et jean délavé, 0 fioritures ! Il en est de même pour la scène : rien d’autre que les instruments, pas un décor, nada ! Personnellement le style dépouillé me convient tout à fait, il s’accordera d’ailleurs à l’ambiance du concert : sobre, et très axé gros Rock !
Avant d’aborder la musique, notons plusieurs paramètres importants : les Arènes sont largement mieux remplies, ça sent vraiment pas le Sold Out, mais un rapide coup d’œil permet de constater qu’il n’y a pas un endroit qui fasse désert, bon point. Les musiciens sont pour moi de parfaits inconnus, mais comme toujours dans un show de NIN, ils envoient tous sacrément la guerre ! À commencer par le batteur, qui tape comme un sourd, des bras tentaculaires, il y a des passages entiers où je vais être totalement hypnotisé par son jeu !
Ce gars-là transpire le Rock’n’Roll de tous ses pores, même lorsqu’il quitte les fûts pour quelques passages au piano ! Le bassiste, le plus sobre d’entre tous, tient bien la baraque, ne remue pas des masses même si on le sent bien investi dans les morceaux : les p’tits déhanchements discrets, la tête qui remue, bref, le gars qui prend son plaisir en toute simplicité. À noter également un passage super plaisant à la contrebasse, lors de l’enchaînement tiré de The Fragile (rah lovely…).
À la guitare, un punk armé de menues dreadlocks, un poil plus démonstratif que son partenaire à quatre cordes, qui se permet quelques menus soli tout ce qu’il y a d’agréable durant le show, qui va également briller sur la guitare folk sur plusieurs morceaux, et même au piano ! Enfin l’ami Trent et sa guitare, son piano, sa table de mixage… On peut reprocher des tas de choses à ce gars-là, mais question musique, il est quand même sacrément incroyable / complet / doué…
Qu’en est-il de la set list ? Ma foi du très bon, un passage en revue de tous les albums, Pretty Hate Machine avec Head Like a Hole et Sin (wouhooooou !!), The Downward Spiral avec Mr Self Destruct, Piggy ou encore March of the Pigs et Hurt, Broken avec Wish, The Fragile avec l’enchaînement sublime The Frail / The Wretched (ils auraient fait l’enchaînement de The day the world went away jusqu’à We’re in this together now, j’aurais dû brûler mon caleçon en rentrant…), With Teeth avec The hand that feeds, etc… J’ai oublié pas mal de titres, que ça soit des anciens albums, vu que je n’ai rien noté, ou des nouveaux, que je ne maîtrise pas trop, le puriste saura m’excuser / me compléter !
Les passages ambiants m’ont toutefois semblé un peu longuets par moments, je décrochais ponctuellement, contraste trop important avec le gros son Rock présent le reste du concert, qui lui, tenait la foule à température !
Je crois que la partie avant-rappel se clôt sur Head like a Hole, où j’aurai l’agréable surprise en tournant la tête de voir un quinquagénaire hurler les paroles, en folie, avec son fils âgé d’une grosse dizaine d’années sauter et s’éclater, image émouvante, la relève est là ! D’ailleurs il est bon de le préciser, le public était de tous genres, NIN brasse large aussi bien dans les styles que dans les tranches d’âge !
Trent, après avoir expédié un pied de micro au début du set au fond de la scène, avoir renversé sa console au pied de la scène, seulement à la fin du deuxième morceau, va apprendre à voler à sa guitare, laquelle je pense s’est ramassée en une bonne dizaine de morceaux derrière la scène, vu la spontanéité avec laquelle il l’a faite décoller. Punk-Rock.
Le rappel sera la tâche d’encre sur un tableau de grosse facture : un petit Hurt et puis s’en vont… Le minimum syndical fait quand même très pauvre, et l’on aurait apprécié au minimum un Closer ou un Starfuckers, pour clore une soirée jusqu’alors vraiment délectable.
Sortis de ce couac de fin, on retournera à la voiture avec un sentiment néanmoins positif, le style épuré convient tout à fait au groupe, Reznor est définitivement un cador dans tout c’qu’il entreprend. Nothing can stop him now, ‘cause he don’t care, anymore…
The Prodigy - Birdy nam nam (Festival de Nimes) - 23 juillet 2009 - Arènes de Nimes
Ce soir, c’est The Prodigy, enfin le moment attendu depuis des années arrive.
En première partie, Dj Garfld, illustre inconnu pour moi, mais il mixe du bon son. En même temps son set m’a semblé duré une éternité, faute en est à la chaleur, probablement au fait que je ne suis pas très DJ . Et .../...
Ce soir, c’est The Prodigy, enfin le moment attendu depuis des années arrive.
En première partie, Dj Garfld, illustre inconnu pour moi, mais il mixe du bon son. En même temps son set m’a semblé duré une éternité, faute en est à la chaleur, probablement au fait que je ne suis pas très DJ . Et puis j’ai regardé les gens arriver tranquillement, sans se presser et remplir doucement les arènes.
Puis le second groupe dont j’avais vaguement entendu parlé : Birdy Nam Nam. Je pensais que ce serait un groupe basique, avec des instruments basiques, et au final, 4 personnes se tiennent derrière une grande banque de lumière devant un mur de lumière.
Après quelques renseignements pris sur wikipedia , ils font de l’electro en jouant sur des platines.
Leur jeu de lumière est de plus en plus remarquable au fur et à mesure que la nuit tombe, pour arriver sur un final grandiose de son et lumière mixés.
S’ensuit une période plus calme pendant que le staff démonte, enlève, remonte … et c’est vers 22h30 que The Prodigy monte sur scène.
Petit rappel historique, le groupe a été formé en 1990 en Angleterre par Liam Howlett (compositeur/clavier). Il est aussi composé de Keith Flint (chanteur/danseur) et Maxim Reality (chanteur).
Des le départ le ton est donné avec World's On Fire, un déferlement de hurlement et de sauts parcours les arènes. C’est la folie !
Les morceaux s’enchaînent à un rythme effréné : Breathe, Omen, Their law… Maxim descend dans le public et prend à parti un fan déchaîné.
Les arènes sont en feu, des gens de tous ages, de toute nationalité dansent ensemble. Et ca bouge et ça saute. Keith entame le magnifique Firestarter … et c’est violent.
Une pause relativement courte, un rappel, et j’espère entendre la chanson qui me fait tripper le plus … bientôt encore un peu de patience !
Pendant Invaders must die, la folie est de plus en plus grande, tout le monde se doute que le concert ne durera pas très longtemps et tout le monde espère le contraire. Maxim monte dans les gradins et se dirige vers le "coin" où se trouve les handicapés. Beau geste !
Puis les premières notes de Smack my bitch up sonnent et la fureur monte encore d’un cran.Jesuis à fond, j’en tremble de bonheur. Maxim réussi même le tour de force de faire se baisser toute la fosse, qui bondit sur un UP hurlé pendant le morceau. Grandiose !
Le dernier morceau Out of space est à peine fini que déjà le groupe n’est plus là. Un peu rapide comme fin, à peine un Thank you du bout des lèvres et plus rien.
J’ai l’impression d’avoir rêvé tellement le spectacle a été intense et violent. Pas un seul temps mort, pas une baisse de régime, un bonheur extrême dans un cadre magnifique et une acoustique sans pareille.