Présentation complète : Depuis 1997, le Festival de Nîmes (organisé par FM Productions en collaboration avec la ville de Nîmes) investit au mois de Juillet le cadre somptueux des Arènes de Nîmes pour un rendez-vous de musiques actuelles. Une programmation sans exclusivité de style, en passant par PJ Harvey, Placebo, Noir Désir, Ben Harper, David Bowie (date unique), The Cure, Compay Segundo, Depeche Mode, Rammstein, Metallica et bien d'autres. Ce festival est un moment fort de l'été, comme ceux que suscitent les grands rassemblements estivaux.
Le sud de la France est connu pour accueillir le plus grand nombre de festivals en hexagone : théâtre, musique, danse ou encore théâtre de rue, toutes les disciplines culturelles y sont représentées.
Le Festival de Nîmes, lui, répond à une forte demande d'un public "un peu oublié", alliant la venue, le même soir, de grands noms de la musique vivante et les conditions d'un cadre exceptionnel. Désormais fort d'une programmation qui réunit souvent les groupes qui ont fait l'actualité musicale de l'année mais aussi d'artistes de renom, le Festival de Nîmes s'inscrit dans les rendez-vous de l'été.
Les Arènes de Nîmes attirent chaque année plusieurs milliers de visiteurs, fascinés par la qualité de conservation de son site. Classé monument historique, les Arènes de Nîmes sont, par leur fonction architecturale même un lieu de spectacle et de jeux. Des jeux romains d'hier aux corridas de printemps et concerts d'été sous le dôme de la nuit étoilée, ce lieu n'a pas fini de faire rêver.
S'installer dans les Arènes en fin d'après-midi, attendre que les musiciens entre en scène… Le Festival de Nîmes commence.
Source : Festival
La dernière édition
Di 04 juillet 2010 (20h) Stevie Wonder + Justin Nozuka + Diane Birch
Festival de Nimes : Yodelice + M - 24 Juillet 2010 - Arènes - Nimes Dès mon arrivée, il flotte dans l’air une clémence rare en cette fin de Juillet dans l’arrière-pays Nîmois. La soirée s’annonce bien...
Première partie, Yodelice en impose.
Primo, visuellement : lui, vêtu de son costume sombre et d’un chapeau piqué d’une plume ainsi que les 3 musiciens et la .../...
Dès mon arrivée, il flotte dans l’air une clémence rare en cette fin de Juillet dans l’arrière-pays Nîmois. La soirée s’annonce bien...
Première partie, Yodelice en impose.
Primo, visuellement : lui, vêtu de son costume sombre et d’un chapeau piqué d’une plume ainsi que les 3 musiciens et la choriste tout droit sortis d’un conte de Tim Burton.
Secondo, musicalement : d’entraînantes interprétations folk, pop voire rock empruntées à l’album Tree of Life, sorti en 2009, conquièrent un public enjoué.
Il clôturera le spectacle avec Sunday with a flu, le morceau phare dont le clip a été réalisé par Guillaume Canet. D’ailleurs ce soir-là, une rumeur court dans les arènes jusqu’à mes oreilles affûtées : la charmante choriste à la voix rauque, cachée sous son borsalino, serait Marion Cottillard. Affaire à suivre...
Entracte : le décor se plante doucement et tels des champignons magiques, des boiseries blanches et vernis, mi-instruments mi-jouets, se laissent découvrir peu à peu.
Enfin, les arènes plongées dans l’obscurité, Matthieu Chedid, alias Mister Mystère fait son apparition par une fenêtre-écran intemporelle, costume noir et blanc, lunettes surdimensionnées, perruque célébrissimement loufoque et guitare, son instrument de prédilection.
Comme monté sur ressort, M nous communique à peine entré sur scène son énergie généreuse et revigorante !
Accompagné de sa sœur Anna choriste et pianiste, de son frère Joseph guitariste et de deux nouvelles recrues, Elise Blanchard à la basse et Pierre Cohen à la guitare ainsi que de Cyril Atef à la batterie (Bum), il nous balladera entre rock, pop et electro La fleur, La bonne étoile, Je dis aime, Le complexe du Corn Flakes... ; puis en solo avec sa guitare (toute la dernière partie) il allumera littéralement l’arène sur des titres plus funky Tapis volant, A tes souhaits, Machine à fric, Onde sensuelle, Qui de nous deux, Faut oublier, Machistador...
Des jeux scénographiques truffés d’humour ne manqueront pas d’égayer ce moment : course dans la foule guitare vivante entre ses mains et jeu de cache-cache, concours de slams, déguisements... à travers des univers aux couleurs chatoyantes, frénétiques, stimulantes.
Matthieu nous a réservé également des surprises : un duo avec son père chanteur Louis Chedid puis une scène habitée par une partie du public et l’équipage de Yodelice, sa choriste Marion Cottillard enfin dévoilée, Guillaume Canet (et oui!) à la guitare, tout ce petit monde coloré s’animant et chantant sur le très joyeux Amssétou.
Je comprends à présent pourquoi M remporta en 2000 la Victoire de la musique du Meilleur concert et en 2005 la Victoire de la musique de la Meilleure tournée.
Un beau Moment Musical, emprunt de Magie, d’aMour et d’huMour. On M !
Jamiroquai + Wax Tailor + Rock and Junior (festival de Nimes) - 23 Juillet 2010 - Arenes de Nimes Un concert de Jamiroquai. Tiens, pourquoi pas? J'avoue avoir eu un peu peur de me retrouver au milieu d'une horde de fans en délire en pauvre ignorant du groupe (je ne connais qu'une chanson !). Mais bon, je me suis laissé tenter et nous voilà partis pour les arènes. En première partie, il était .../...
Un concert de Jamiroquai. Tiens, pourquoi pas? J'avoue avoir eu un peu peur de me retrouver au milieu d'une horde de fans en délire en pauvre ignorant du groupe (je ne connais qu'une chanson !). Mais bon, je me suis laissé tenter et nous voilà partis pour les arènes. En première partie, il était prévu Rock and junior et Wax Tailor. Nous avons vaguement essayé de découvrir le premier sur leur MySpace et attendions avec impatience le second. Au final, une petite erreur d'orientation et un niveau de jauge d'essence inquiétant nous ont fait rater le premier. Mais vous connaissez MySpace, pas vrai?
Je m'installe dans ces gradins toujours aussi majestueux desquels partent déjà une ola d'impatience. Et Wax Tailor arrive enfin. On prend instantanément une bonne claque avec du bon beat bien posé et le public commence à gentiment hocher la tête en rythme, pendant que les premieres effluves de plantes naturelles escaladent les travées.
L'éclectique DJ accompagné de cordes (violoncelle, violon), cuivres (sax, trombone) et vents (flûte traversière) nous emmène à travers diverses ambiances rythmées de manière parfois agressive, parfois posée, souvent entrainante.
Ce paysage, ce terreau fertile installé par les musiciens servent à mettre en valeur plusieurs voix : parfois un simple sample, mais aussi la voix douce de Charlotte Savary, le flow de Mattic ou d’ ASM, ou encore la soul de Sharon Jones, tous présents sur scène !
Le beat lui-même a parfois vocation de "voix" centrale, et on se laisse facilement emporter par ces hymnes emplis de trip-hop mélodieux et de rap.
Visuellement, le spectacle est épuré mais efficace avec quelques petits jeux de lumière. La prestation se termine en medley sympa pendant lequel les différents chanteurs et musiciens participent : la timidité initiale du public a alors laissé place à une ambiance chaude, en témoigne la grosse ovation de fin lors du salut final du Français et de ses acolytes !
S’en suit une attente. Une longue attente. Remarquez, ça permet d’aller se prendre une bière. Voir dix. Le public commence peu à peu à s’impatienter et finalement, les lumières s’éteignent. C’est aussi ça les stars, savoir se faire désirer …
Vêtu de rouge et avec un large coiffe d’iroquois ( Jam - pour impro et -iroquoi comme les Indiens ; oui, cet article est extrêmement documenté), Jay-Kay débarque sur scène avec la pêche qui le caractérise et un air nous plongeant directement dans l’univers funk disco de la formation anglo-saxonne. Deux immenses claviers et les trois cuivres trônent sur la gauche de la scène, on trouve au centre les percussions et la batterie, à droite les trois choristes et au devant le petit Indien gesticulant entouré du guitariste et du bassiste.
Dans un style différent du précédent, le groupe fait rapidement bouger une audience majoritairement venue pour lui. Les claviers posent la trame, les aigus des guitares sont opportuns, la ligne de basse bien appuyée et claire et les cuivres arrondissent parfaitement le tout. Les solos du bassiste sont d’ailleurs vraiment marquants, un excellent moment.
L’écran géant passe différentes vidéos, peut-être certains clips ; il est dommage que ces vidéos plus courtes que les chansons qu’elles illustrent repartent du début pour finir de meubler chaque morceau. La formation reprend tous les classiques de leur répertoire, ce qui m’a permis de découvrir que je connaissais bien cinq ou six chansons, et non pas la seule " Virtual insanity" ! La version de "Space cowboy" est d’ailleurs géniale et dure de sept à huit minutes, agrémentée de montées et descentes en intensité successives.
La présence scénique de Jay-Kay est indéniable, et le diable est habité d’un groove dans sa gestuelle qui laisse pantois ; il bouge et danse divinement bien. Il est le cerveau et le cœur de cette formation. Je suis donc passé d’un scepticisme logique à un engouement certain, me surprenant même à reprendre les chœurs connus des tubes proposés.
Bref, je suis converti. Le groupe sort un nouvel album en Novembre et je ne me priverai pas d’y jeter une oreille. Jamiroquai en live, c’est bon, mangez-en !
Mark Knopfler - 22 juillet 2010 - Arènes - Nîmes
Nous sommes accueillis devant les arènes de Nîmes par un petit jeune, qui en sait à peu près autant que nous sur la sécurité de la soirée. Bien sympathique pourtant, il nous accompagnera jusqu’à l’entrée, nous demandant au passage qui est le gars qui joue ce soir. Avouons que Mark Knopfler ne .../...
Nous sommes accueillis devant les arènes de Nîmes par un petit jeune, qui en sait à peu près autant que nous sur la sécurité de la soirée. Bien sympathique pourtant, il nous accompagnera jusqu’à l’entrée, nous demandant au passage qui est le gars qui joue ce soir. Avouons que Mark Knopfler ne fait plus autant parler de lui qu’il y a une vingtaine d’années, lorsque son groupe, Dire Straits faisait partie des formations les plus en vue. J’ai moi même écouté assidûment leurs dernières productions, ainsi que les premiers enregistrements solo de la tête d’affiche de la soirée. Ma photographe de choc a elle grandi avec les albums précédents. Nous connaissons donc la richesse des styles susceptibles de nous êtres présentés.
Du fait du trajet, du temps nécessaire pour se garer et de la difficulté à obtenir nos places, nous manquerons malheureusement la première partie de la soirée. C’est donc confortablement assis que je contemple des sièges à perte de vue, dans ce qui constituait la fosse lors de ma précédente excursion dans les arènes pour Nine Inch Nails. Le décor est donc le même, mais l’ambiance n’a absolument rien à voir, le parterre étant en immense majorité composé de quadras, quincas voire plus si affinités.
La formation fournie avec pléthore d’instrumentistes fait donc son entrée sur scène alors que le vent souffle fort. L’ambiance celte de la soirée est donc posée avec le titre d’ouverture du dernier album du guitar hero anglais, intitulé Border Reiver. La flûte et le violon battent leur plein, de même que la guitare acoustique. Des morceaux un peu plus connus et que je qualifierais de country –pardonnez moi si je mets une étiquette trop réductrice- suivent parmi lesquels What it is où l’on entend vraiment bien LE son de Monsieur Knopfler. Ce son claquant, tout en hammer-ons et en notes étouffées fait vraiment plaisir à entendre. Même diminué, en raison d’un mal de dos qui le garde assis, le guitariste vedette de la soirée délivre déjà les jolis soli qui ont fait sa légende. Sa voix rocailleuse de vieux bluesman blanc fait également des merveilles. On peut fermer les yeux, aucun doute n’est possible c’est bien notre homme, reconnaissable entre mille.
Le public, sans doute composé d’amateurs de belle musique n’est pas bien démonstratif, c’est peu de le dire. Il se réveille régulièrement à chaque fois qu’un titre de Dire Straits est joué. Cela en est même parfois un peu ridicule et on en viendrait à avoir de la peine pour Knopfler qui bien qu’ayant sorti plusieurs albums de qualité sous son seul nom, n’arrive visiblement à faire remuer les foules qu’avec les titres enregistrés il y a plus de 25 ans. Et pourtant la qualité musicale de l’ensemble est excellente, chacun tirant son épingle du jeu avec notamment une basse tout en finesse et une batterie plus présente. Les autres instruments apportent tous leur touche, rendant l’ensemble à la fois entraînant et émouvant. Piper to the end, qui clôturera le concert, en est certainement le meilleur exemple. Mais rien n’y fait, le style country/blues/celte fait beaucoup moins recette que le rock FM des années 80.
Les magnifiques Romeo & Juliet et l’immense Telegraph Road reçoivent donc tous les honneurs qu’ils méritent, tout comme l’incontournable Sultans of Swing. Les parties musicales sont à tomber et les soli de véritables moments de bravoure, tous en nuances et en toucher. Ce son est décidément inimitable, qu’il joue sur Strat ou Les Paul, notre homme garde son style si particulier. Cela dit, les autres morceaux du super groupe des années 80 joués ce soir, n’ont pas la même résonance à mes oreilles. Brother in Arms ne m’a jamais emballé et son interprétation réussie avec un solo magistral ne changera que très peu mon avis à son sujet. Il est par ailleurs difficile de trouver un meilleur représentant du rock fade et aseptisé des années 80 que So Far Away.
Cela étant dit, nous ressortons cette si belle enceinte frigorifiés, le vent s’en étant donné à cœur joie, mais avec un grand sourire. Nous avons assisté à une très bonne représentation mélangeant des styles variés, ayant tous pour point commun un guitariste majeur constamment impressionnant de justesse et d’émotion. La qualité de la musique, toujours mélodieuse, qui nous a été servie, était tout simplement excellente. Il est toutefois dommage que le son ait parfois été un poil trop élevé, notamment pour certaines notes aiguës quelque peu agressives, et que le public ne se soit manifesté que par brefs épisodes.
Setlist : Border Reiver
What It Is
Sailing to Philadelphia
Prairie Wedding
Hill Farmer's Blues
Romeo & Juliet
Sultans of Swing
Done With Bonaparte
Marbletown
Speedway at Nazareth
Telegraph Road